Catl Lance La Production De Batteries Sodium-Ion ?
Choses à Savoir
C’est une avancée qui pourrait rebattre les cartes du marché des batteries. En 2021, CATL présentait ses premières cellules sodium-ion. À l’époque, la technologie semblait prometteuse… mais encore loin d’une application industrielle. Cinq ans plus tard, le calendrier s’accélère : les premières voitures équipées de ces batteries devraient sortir d’usine d’ici la fin de l’année.
Ce tournant ne repose pas sur une révolution scientifique, mais sur des progrès industriels. CATL affirme avoir levé les principaux obstacles liés à la fabrication : contrôle de l’humidité, stabilité des matériaux ou encore intégration des composants. En clair, la technologie était prête, il restait à la produire à grande échelle. Les premiers modèles arrivent déjà. En 2026, un véhicule développé avec Changan a été présenté, suivi d’autres projets avec des constructeurs chinois. Les performances atteignent désormais 175 wattheures par kilogramme — une unité qui mesure la densité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie stockée pour un poids donné. Un niveau comparable aux batteries lithium-fer-phosphate, largement utilisées aujourd’hui.
Le sodium-ion n’est donc plus seulement une alternative économique. Il présente même un avantage clé : sa résistance au froid. À -40 degrés, ces batteries conservent environ 90 % de leur capacité, là où les technologies lithium-ion classiques peinent à suivre. Autre atout majeur : la disponibilité des ressources. Le sodium, composant du sel, est abondant et largement réparti sur la planète. Contrairement au lithium, dont l’extraction dépend de quelques régions, il offre des chaînes d’approvisionnement plus diversifiées et moins exposées aux tensions géopolitiques.
Pour autant, la transition ne sera pas immédiate. En 2025, les batteries sodium-ion représentaient encore moins de 1 % de la production mondiale, selon Agence internationale de l'énergie. L’objectif n’est d’ailleurs pas de remplacer totalement le lithium, mais de compléter l’offre. Le sodium serait privilégié pour les véhicules urbains ou le stockage d’énergie, tandis que le lithium resterait dominant pour les usages exigeant une forte autonomie. En Europe, la technologie suscite de l’intérêt. Des acteurs comme Tiamat Energy travaillent déjà sur le sujet. Mais face à la rapidité de déploiement chinoise, un défi demeure : passer à l’échelle.
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